L’ATELIER DES ALTERNATIVES

Le Vent se lève ! est un atelier d’écologie radicale fondé en 2022. Lauréat du Palmarès des Jeunes Urbanistes en 2024, il se consacre principalement à l’élaboration et à l’accompagnement de projets alternatifs face aux aménagements destructeurs, en s’inscrivant dans une dynamique de bifurcation systémique et de régénération des milieux de vie altérés par la modernité.​

Engagé aux côtés des collectifs citoyens, l’atelier conçoit des alternatives et des contre-projets concrets, ancrés dans les réalités territoriales, pour répondre aux défis écologiques contemporains. Il s’efforce de renouer avec une poétique de la Terre, en réveillant une conscience écologique dans tous ses milieux d’intervention.

Face à la perte de sensibilité de nos sociétés, l’atelier fonde sa philosophie sur une approche poétique, politique, populaire et coopérative. Pour accompagner ces dynamiques, il s’appuie par ailleurs sur de solides connaissances en politiques publiques et en action publique. L’atelier se nourrit des réalités matérielles et géologiques de l’Anthropocène. Ce travail se concrétise par l’identification des communs, des énergies telluriques et biologiques susceptibles de soutenir une démarche de projet plus sobre, moins dépendante des énergies fossiles et apte à réduire l’entropie induite par la plupart des aménagements urbains contemporains. 

Au fil des projets, l’atelier tente ainsi de construire une éthique respectueuse des femmes et des hommes, des milieux vivants, du patrimoine architectural et promotrice de modes d’habiter en étroite relation avec la Terre. Il engage une réflexion qui s’appuie sur la recherche-action, l’accompagnement des luttes écologiques sur le terrain, la rematérialisation des savoirs, des savoir-faire, des ressources, la mise en visibilité des énergies et la construction de nouvelles utopies nécessairement politiques.

Cette démarche engagée se concrétise dès la fondation de l’atelier à travers de nombreux projets de restauration patrimoniale en Bretagne, appels à idées internationaux [Lauréat du concours sur les risques d’inondation et de submersion à Frontignan en 2022, des concours Non Architecture pour Fukushila mon Amour en 2023 et Pedal City, une utopie cycliste en 2024] ou encore par des projets emblématiques à l’image de l’École des Arts de la terre qui renoue avec les savoir-faire liés à l’argile [Lauréat Europan 16], ou du projet alternatif Une Autre Voie face à l’écocide de l’autoroute A69 aux côtés du collectif La Voie Est Libre

FONDATEUR

[Crédit photo — Sébastien Bez, 2025].

Né à Toulouse, Karim LAHIANI est paysagiste, urbaniste, géographe et politiste diplômé de l’École nationale supérieure de paysage de Versailles, de l’Institut d’Urbanisme de Lyon et des Instituts d’études politiques de Paris et de Lyon. 

Après des expériences au sein du cabinet des transports et des espaces publics de la Mairie de Paris en 2015, puis successivement au sein de deux agences de paysage emblématiques à partir de 2016, son engagement intellectuel et professionnel prend un sens nouveau lors de la crise du Covid 19. Ce moment est un véritable point de bascule axiologique qui se traduit par l’adoption d’un regard plus critique vis-à-vis des pratiques contemporaines d’aménagement du territoire. 

La crise le pousse à réaliser son diplôme de fin d’études, lors de son alternance à l’École nationale supérieure de paysage de Versailles, sur le site de la catastrophe d’AZF de Toulouse et plus précisément sur la question des paysages post-traumatiques abîmés par la modernité. 

En 2021, aux côtés de Chris Younès et du collectif Les Cher.cheur.e.s, il poursuit cet engagement nouveau sur le site des Peupleraies à Tours à l’occasion du concours national d’idées « AMITER » sur les risques d’inondation organisé par le Ministère de la transition énergétique. La même année, il est lauréat du concours d’architecture Europan 16 au sein du Collectif Calame pour le projet d’École des Arts de la Terre à Auneuil. 

En 2022, il participe au concours du New European Bauhauss aux côtés du collectif Calame et du collectif des Cher.cheur.e.s et propose respectivement deux approches méthodologiques conceptuelles : l’esthétique relationnelle et la chronogéographie. Cette même année, il fonde son propre atelier pour concrétiser son engagement de façon autonome en qualité d’urbaniste et paysagiste concepteur. 

En 2023, son projet «Fukushima Mon Amour» est lauréat du concours international Non-Architecture sur le site de l’ancienne centrale nucléaire japonaise. La proposition fait le pari d’une architecture paléoénergétique renouant avec les réalités du territoire sans faire usage de l’électricité. Cette même  année, il mène la lutte politique contre l’autoroute écocide A69 entre Toulouse et Castres avec le collectif d’opposants La Voie Est Libre et propose un plan guide alternatif à ce projet d’infrastructure basé sur des mobilités soutenables, une revitalisation écologique du territoire et une autonomie locale. Le projet est soutenu par six Grands prix de l’Urbanisme.

En 2024, il est lauréat du Palmarès des Jeunes Urbanistes et du concours Europan 17, primé pour l’Opération Re.Médiation sur le site de la Base aérienne 112 à Reims et s’engage dans de nouvelles luttes écologiques notamment contre la ZAC Doulon-Gohards à Nantes où sont menacées les dernières terres agricoles de la ville. 

« Le paysagiste et urbaniste Karim Lahiani apporte un revigorant souffle de combat politique qui rompt avec des approches édulcorées et résignées. Participant d’un mouvement de luttes écologistes, il œuvre dans un élan poétique pour ce que peut le projet comme ressourcement, loin des logiques d’exploitation et de profit financier, des visées spectaculaires, ou encore des seules solutions techniques. C’est changer radicalement de manière de penser, d’agir, de se tenir au monde. » Chris Younès, Philosophe, membre du conseil scientifique d’Europan, La boussole des Communs, 2025. 

CONFÉRENCES & PUBLICATIONS

«Convoquer un nouvel imaginaire» podcast avec Karim Lahiani, [Com d’Archi, Mai 2024].

– «Une Autre Voie. Stratégies de démantellement d’un projet écocide. La bataille des récits dans la lutte contre l’autoroute A69». Colloque du réseau ERPS «Catalyser des mondes. Vers un approfondissement des territoires par l’agriculture» [EAVT Paris-Est. Mai 2024]. 

– «Un conflit local autour des infrastructures : le projet d’autoroute A69 Castres-Toulouse». Séminaire «La transition au carrefour des crises» [Institut de l’école Normale Supérieure. Mars 2024]. 

– «Pour un contrat naturel radical avec le Vivant», in «La France et les territoires dans un monde à +4 degrés». Tribune dans Libération en partenariat avec le POPSU. Karim LAHIANI & Manon VANDENBUSSCHE. Mars 2024.

«Nous ne sommes pas de simples opposants à l’A69, nous sommes des bâtisseurs». Karim LAHIANI entretien avec Elsa Gautier in Socialter, n°61. Décembre 2023.

«Terres de luttes écologiques et sociales : ZAD, A69. Quel rôle pour l’architecte ? ». Tables rondes « L’architeture doit-elle être politique ? » [ENSA Paris La Villette. Décembre 2023].

«Face à l’A69, Une Autre voie est possible». Série de conférences [Assemblée nationale, Sciences Po Paris, Sciences Po Toulouse, Académie du Climat, Frugalité heureuse et créative, école d’Urbanisme de Paris, 2023]. 

«Engagement écologiste : quelles radicalités ?» Les jeudis de l’Ecologie, table ronde à l’Académie du climat [Association des Journalistes-écrivains pour la Nature et l’Ecologie, Novembre 2023].

– «L’école des Arts de la terre. Le géorécit comme introduction au projet urbain». Conférence [école Spéciale d’Architecture de Paris. Avril 2022]. 

– «Réparer un paysage post-traumatique dans l’anthropocène». Invité du séminaire mensuel de l’Institut Momentum. [Décembre 2021].

«La catastrophe d’AZF. Du plateau chimique au ‘‘campus santé’’, les difficultés de reconversion d’un paysage post-traumatique»; Karim LAHIANI in Projets de Paysage, n°24. Juillet 2021. 

– «GARONA ANIMA. l’aménagement de l’ancien site d’AZF à l’heure de l’anthropocène». Karim LAHIANI, in Institut Momentum. Novembre 2020. 

– «GARONA ANIMA. Libérer l’énergie, guider la matière. L’ancien site d’AZF à l’heure de l’anthropocène sauvage». Karim LAHIANI, Projet de fin d’études ENSPV, al dir Bruno Tanant. Septembre 2020. 

– «TRAUMA, Penser le paysage au prisme de la catastrophe technologique. La reconversion du plateau chimique de Toulouse après l’accident d’AZF». Karim LAHIANI, Mémoire de fin d’études ENSPV al dir Michel Audouy. Janvier 2020. 

MATÉRIEL

High tech

1 x MacBook Pro, 16 pouces, 2019 

1 x IPAD Pro, 2012

1 x Appareil photo numérique SONY, 2015

1 x Appareil photo Canon EOS 750D, 2016  

Logiciels 

Suite Adobe [ PSD ; IND ; AI ; Fresco ]

Suite Autocad 

Sketchup Pro

Qgis