CONCOURS & APPELS À IDÉES
1 – Europan 17, Opération Re.Médiation. Site de l’ancienne Base Aérienne 112, Reims. Concours européen d’architecture [Lauréat].
2 – Europan 16, Ecole des Arts de la terre. Site de l’ancienne usine Boulenger, Auneuil. Concours européen d’architecture [Lauréat].
3 – Fukushima Mon Amour, Site de la centrale nucléaire de Fukushima, Concours international Non-Architecture [Lauréat].
4 – Pedal City, Une utopie cycliste, Concours international Non-Architecture [Lauréat du Prix spécial].
5 – Among the lines, Torbiere del Sebino, Concours d’idées international Terra Viva [Golden Mention].
6 – L’Homme et les roses eaux, Frontignan. Concours Habiter le littoral demain [Lauréat].
7 – AMITER, Terrains d’entente. Site de Rochepinard, Tours. Concours national d’idées [Mentionné]
8 – Le jeu de Dames, Place Jean Jaurès, Lyon. Concours National d’idées d’architecture organisé par le Cercle de Zaha [Prix du coup de coeur du jury].
ÉTUDES
9 – Loubens 2050, Plan guide de résilience et d’adaptation [Etudes].
10 – Auneuil, Plan guide pour la mutation de l’ancienne usine Boulanger [Etudes].
11 – Guignen, Restauraton patrimoniale et réaménagement du domaine du Manoir des deux Métairies [PC].
12 – Bezon l’Hôpital, Aménagement extérieur d’une maison en pierre sèche, restauration patrimoniale [PC].
PROJETS ALTERNATIFS
13 – Une Autre Voie, Plan guide alternatif à l’autoroute A69, entre Toulouse et Castres [Collectif La Voie Est Libre].
14 – Les Gohards en Commun.s, Plan guide alternatif au projet urbain Doulon-Gohards, Nantes [Collectif Sauvons les Gohards].
15 – Sauver Gourjade, Projet alternatif pour le réaménagement du parc public face à l’extension du golf de Gourjade, Castres [Association APAC].
16 – Narse de Nouvialle, Projet de valorisation de la narse face au projet de carrière de Diatomite [Collectif pour la Narse de Nouvialle].

Les Gohards en Commun.s – Quartier alternatif à la ZAC contestée de Doulon-Gohards.
Pour le collectif Sauvons les Gohards [Nantes].
Alors que le très contesté écoquartier Doulon-Gohards va sacrifier les dernières terres maraichères de Nantes sur l’hôtel de la métropolisation, Les Gohards en Commun.s est un projet alternatif porté par les collectifs écologiques locaux ayant pour vocation de reposer des questions radicales face aux politiques urbaines. Le projet acte la fin de la métropolisation par une stratégie de reprise des savoirs à l’économie néolibérale de la construction, une reprise de terre pour la production et l’autonomie alimentaire du quartier, une reprise du foncier contre la spéculation et la prédation immobilière. Il place la question de la convivialité et des communs au centre des politiques publiques urbaines en impliquant réellement le citadin dans les dynamiques de transformation de son environnement par une autonomie retrouvée, l’acquisition de savoir-faire et la mise en valeur des ressources locales autour d’un projet qui favorise le lien social, le lien territorial, l’enracinement et l’émancipation.
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Une Autre Voie – Projet de territoire alternatif à l’A69
Pour le collectif La Voie Est Libre [Tarn & Haute-Garonne]
« Désenclaver », tel est l’unique mot d’ordre des partisans du projet d’autoroute entre Toulouse et Castres. Mais en est-on encore à prétendre «désenclaver» un territoire quand autour de nous le vivant s’effondre, que chaque année bat des records de températures et que l’eau viendra bientôt à manquer aux pieds de la Montagne Noire ?
Face à l’A69, Une Autre Voie fait le pari d’une revitalisation écologique, d’un aménagement du territoire et de rééquilibrage économique pensé depuis la revalorisation des terres expropriées (366ha) et autour de trois voies de transports interconnectées et intermodales :
-la RN 126 sécurisée, optimisée, facilitant le covoiturage et dotée de transports en commun redynamisés pour répondre aux réels besoins des habitants ;
-la Véloroute Nationale 1 pour les trajets courtes-distances du quotidien, pour décharger la RN et développer le cyclotourisme ;
-la ligne ferroviaire plus efficace, avec des arrêts supplémentaires, un cadencement revu avec des trains express et des trains longs ;
Une Autre Voie est un projet porteur d’espoir parce qu’il allie soutien économique et innovation autour de centaines d’emplois durables dans des domaines tels que l’agroécologie, les mobilités douces, le tourisme et l’écoconstruction, qu’il prépare le territoire à affronter les grandes canicules et les sécheresses par une vaste replantation du parcellaire agricole.
Une Autre Voie est une proposition forte de réancrage de l’économie à l’échelle locale rééquilibrant les liens entre les villes et les territoires ruraux, une démétropolisation répondant aux enjeux du XXIème siècle en mettant un terme à l’artificilisation des sols, en repartant du potentiel de tous les espaces aujourd’hui invisibilisés par la croissance économique et le développement.
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Opération Re.médiation – Europan 17
Plus d’un siècle après l’armistice, l’héritage écologique de la Première guerre mondiale demeure tabou. Première manifestation de l’anthropocène, la Grande guerre fut une bataille énergétique traumatisante à grande échelle, quatre années d’une guerre industrielle sur 650 km de front qui ont coûté de nombreuses vies humaines et non-humaines, et ont engendré la pollution et la déstructuration des sols et des forêts. Invisibilisé à la hâte au cours des années 1920, cet héritage silencieux produit de nouvelles séquelles écologiques dans le monde contemporain, une bombe à retardement qui renforce l’entropie. Elle se traduit notamment par l’altération des armes explosées ou non-explosées (pollutions au perchlorate, cadmium, plomb, mercure, arsenic, etc.) et la fragilisation sanitaire des végétaux (maladies importées dans les caisses de munitions, espaces forestiers malades du front, bois mitraillés, plantes dites invasives, etc.).
Nous pensons que les friches militaires constituent des espaces d’opportunités où peuvent s’inventer des manières positives et originales de soigner les séquelles des guerres et des catastrophes, d’inverser l’entropie et d’imaginer une architecture et un paysage post-militaire et post-traumatique.
L’Opération Re.Médiation prend donc la BA112, située au coeur de l’ancien No man’s land du front, comme quartier général. Elle en fait un espace d’expérimentation qui tente d’orienter les communs négatifs vers une dynamique positive, de retrouver des lieux de négociation et de diplomatie pour soigner les vivants, ménager les ressources, reconnaître la valeur des milieux affectés par les catastrophes énergétiques et les transmettre aux générations futures.
L’opération a vocation à ouvrir et structurer un front de re.médiation à grande échelle, un plan de revitalisation écologique pour conduire et gouverner les communs de guerre au XXIème siècle. Il s’appuie sur un réseau de 14 anciennes bases aériennes et tisse de nouvelles logiques de coopérations, d’expérimentations et de solidarités face aux catastrophes et aux affrontements énergétiques à venir.




Fukushima Mon Amour – Concours Non-Architecture
L’accident de Fukushima est révélateur du principal problème qui se pose aux sociétés modernes : notre système énergétique n’est plus en adéquation avec les capacités soutenables pour que les systèmes vivants puissent se régénérer et que les entités terrestres puissent se déployer sans causer de catastrophes écologiques, climatiques ou industrielles.
Nos systèmes énergétiques, renouvelables ou fossiles, ne font que renforcer l’entropie, c’est-à-dire, la disparition des conditions d’habitabilité biologique de la Terre car ils déploient de trop grandes quantités d’énergie et de manière trop rapide. Face à cette porn energy, Fukushima mon amour est une tentative de poser de nouvelles bases énergétiques qui requestionnent les sources et la nature des systèmes déployés dans la vie domestique et la production ainsi que leur ancrage dans les réalités du territoire.
Le projet propose de renouer avec le Fudosei, c’est-à-dire le mode de vie japonais traditionnel qui accorde une plus grande place aux milieux de vie qu’à l’individu. Aussi, les entités considérées : la terre, le soleil, le vent et l’eau permettent de produire les ressources transformées par des machines sans électricité à travers une approche architecturale paléo énergétique. Ces nouvelles alliances visent à réparer le territoire (déperméabilisation), en même temps qu’elles servent à la production (sel, bois, soie) et à la vie domestique (tâches du quotidien).



Pedal City – Concours Non Architecture
À Pedal City, les hommes ont démodernisé la ville. Les machines perdurent mais leur place a été radicalement repensée dans la vie quotidienne. Cette nouvelle alliance nécessite de reconsidérer l’engagement du corps, le rôle de la technique et le seuil d’énergie et de force mécanique réellement nécessaires pour répondre aux besoins essentiels des citadins.
Pedal City est une ville lowtech où ingéniosité rime avec nécessité, où la convivialité rendue possible par le réoutillage des hommes, la poly activité, l’apprentissage et la recherche de la bonne distance vis-à-vis du monde rythment la vie des habitants.
Pedal City est une cité jardin circulaire sur le modèle des Utopies du début du XXème siècle mais en phase avec les aspirations et les enjeux du XXIème siècle : terres communales, manufactures, jardins partagés, coopératives énergétiques, rues arborées et mobilité sans infrastructures. À Pedal City, le pédalier et les vélo-machines viennent solder les nouvelles relations énergétiques, productives et sociales de la ville.


